Coût d’une cyberattaque : 466 000 € pour une PME, 13 M€ pour une ETI… qui assume vraiment ?
Le coût d’une cyberattaque n’est plus un sujet “IT”. C’est un choc business : arrêt d’activité, pertes d’exploitation, mobilisation de prestataires externes, remise en état du SI, tensions clients… et parfois un impact durable sur la confiance.
Coût d’une cyberattaque : les chiffres qui font basculer une discussion COMEX
On peut connaître ces ordres de grandeur… et pourtant, quand on les remet sur la table, ça recadre tout :
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466 000 € : coût moyen d’un incident cyber majeur pour une TPE / PME
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13 M€ : coût moyen pour une ETI
Ce qui compte ici, ce n’est pas le chiffre “pour faire peur”. C’est ce qu’il impose comme question de gouvernance : êtes-vous capables d’encaisser ce choc sans mettre l’entreprise à genoux ?
Répartition du coût d’une cyberattaque : pourquoi ce n’est pas la rançon le sujet
Quand on regarde la structure du coût d’une cyberattaque, on comprend vite : la rançon n’est qu’une ligne parmi d’autres.
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50 % : pertes d’exploitation (activité à l’arrêt)
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20 % : prestations externes (forensic, juridique, communication de crise…)
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20 % : remise en état (SI, outils, durcissement post-crise)
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10 % : impact réputationnel
Le vrai coût, c’est surtout :
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du chiffre d’affaires perdu,
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des semaines de désorganisation,
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des décisions sous stress,
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des échanges tendus avec clients, assureurs, partenaires, parfois régulateurs.
Coût d’une cyberattaque : la question simple que le COMEX doit trancher
La question n’est plus seulement : « Sommes-nous bien protégés ? »
Mais : « Sommes-nous prêts ? »
Voici le test le plus concret :
Combien coûte 5 jours d’arrêt réel chez vous ?
Pas un “arrêt théorique”. Un arrêt facturation / production / logistique / support.
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Quel est le coût d’arrêt par jour ?
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Quelles activités doivent redémarrer en premier ?
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Qui décide quand l’information est incomplète ?
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Quels sont les arbitrages acceptables (service minimal, contournements, priorités clients) ?
5 questions COMEX pour piloter le coût d’une cyberattaque (et pas seulement la technique)
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Quel est notre coût d’arrêt par jour (CA, pénalités, retards, surcoûts) ?
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Quel scénario nous met à l’arrêt le plus vite (AD, ERP, messagerie, IT/OT…) ?
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Qui est “owner” de la décision quand ça devient business (DG/DAF/DO/RSSI) ?
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Quels prestataires sont prêts (forensic, avocat, communication) avant la crise ?
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A-t-on déjà fait un exercice “pour de vrai” avec le COMEX ?
Conclusion : remettre le coût d’une cyberattaque au bon endroit (la gouvernance)
Rappeler le coût d’une cyberattaque ne sert pas à dramatiser. Ça sert à ramener la cyber là où elle est devenue incontournable : le pilotage du risque business.
Question directe : votre COMEX sait-il chiffrer noir sur blanc le coût d’une semaine d’arrêt… ou on préfère ne pas regarder ?



